Le LU propose cette semaine "devenir immobile" , rétrospective du travail de Yan Marussich.
Il est si rare de pouvoir assister à des performances...
Et celles ci sont des moments particulièrement précieux.
Expérience de la lenteur.
Tension du danger.
Interaction ludique ou sadique avec le corps de l'artiste.
Concentration poétique.
Mise à nu de l'intériorité.
Quand les arts plastiques questionnent l'humanité...
Cette oeuvre, au programme du baccalauréat les années précédentes est une référence importante dans le cadre des cours de manière générale.
Recommandée pour tout travail sur l'objet, le ready made, l'installation, la sculpture, la notion d'échelle, l'in situ, le couple nature/culture, le statut de l'oeuvre d'art...
Ne pas hésiter à consulter ici le site art plastoc à ce sujet, et à surfer sur tous les liens...
"Disarm" (mechanized) est une oeuvre cinétique de Pedro Reyes capable de jouer un véritable concert à partir d'instruments réalisés avec des armes à feu transformées.
"Il est important de se rendre compte que ces armes ont pris des vies.
C'est comme si une sorte d'exorcisme avait lieu, la musique chassant les
démons des armes."
Rendues inutilisables, elles on été données à l'artiste par le gouvernement mexicain après confiscation,
devenant entre ses mains des automates musicaux qui tendent à
prendre une autre fonction symbolique, visant à effacer la fascination
morbide qu'elles peuvent exercer.
Pedro Reyes, en tant qu'artiste engagé, réalise ainsi, à travers les arts, une critique sociopolitique de notre société contemporaine.
En exposition au Lieu Unique jusqu'au 27 novembre 2016.
Au delà d'un questionnement sur l'utilité de l'art, et sa définition, la machine à fabriquer des sculptures fécales de Wim Delvoye est une métaphore de la condition humaine.
Elle pose la question du rapport entre la nature animale de l'humanité (égalitaire entre toute) et une société qui nie, ce qui fait de tout être humain, un être organique.
Dans un monde aseptisé, qui rejette, de manière générale, tous les fluides
corporels, odeurs et excréments, pourtant indispensables à la vie, la
digestion est un tabou, tout en étant ultra sollicitée par la promotion
du plaisir de manger.
Entre une publicité détournée de Monsieur Propre, Coca Cola et Chanel (made in China...), Cloaca, dont il existe une dizaine de version, trône comme un monstre mécanique contre nature, dans une propreté clinique, éclairée par des vitraux de cathédrale, composés de radiographies de tubes digestifs.
Entre sacralité et scandale, art et science, Wim Delvoye propose donc une oeuvre dont la portée existentialiste est plus riche, complexe et variée qu'il n'y parait.
D'un point de vue artistique notamment, elle s'inscrit dans une tradition scatologique de l'art, qui ne manque jamais de faire polémique.
Si la provocation interpelle la question de la posture de l'artiste face aux conventions, la dimension défécatoire pose la problématique du processus de création.
D'aucun pense la création comme un don venu du ciel, une grâce de Dieu, une vertu inspirée des Muses.
Pourtant, psychanalytiquement parlant, le processus créatif s'apparente à une
digestion: pétri d'intention consciente ou inconsciente, l'artiste se
nourrit de son environnement, de sa culture, de son histoire, prend le
temps de les digérer, afin de mettre au monde une oeuvre qui répond
comme une nécessité viscérale, à son besoin de créer, intérieur et impérieux.
D'ailleurs, Wim Delvoye n'est pas le premier artiste à illustrer cette théorie par une oeuvre d'art.
Maurice Joyant, "Henri de Toulouse Lautrec chiant sur la plage de Crotoy (Picardie)", 1898 (photographies publiées sous la forme de cartes postales)
Antonio manzoni, "merda d'artista", 1961, 30 grammes d'excréments de l'artiste, vendus en boite de conserve hermétique, au prix de trente grammes d'or
He/She, Tim Nolde et Sue Webster, 2004 (tas de déchets dont les ombres portées représentent les deux artistes en train d'uriner)
Le 13 avril 2013, les élèves de terminale arts plastiques, ont exposé leurs travaux dans le cadre de la manifestation "LIVEAU D'ART" organisée par les étudiantes de BTS du lycée, afin de promouvoir le moulin du Liveau, nouvellement restauré, comme lieu culturel.
Si les différents projets en extérieur n'ont pas pu se concrétiser ce jour là, à cause de la pluie diluvienne, il a cependant été possible d'aménager la salle de restauration de Charles Péguy en espace d'exposition et de rencontre.