samedi 24 septembre 2016

Phallaina: l'avenir de la BD passe par son origine


"Phallaina" de Marietta Ren n'est pas une bande dessinée ordinaire.

Utilisant le support numérique, elle n'a rien a voir avec les bandes dessinées lisibles sur tablette.
Il ne s'agit pas d'une simple transposition sur un nouvel outil de lecture, mais la création d'une forme nouvelle, qui réinvente la structure interne de la BD.




Oubliant le livre sur papier, elle s'organise comme une frise, sans coupe, et déroule sa narration en noir et blanc comme un immense plan séquence.
S'adaptant au format, la technique artistique et la composition plastique créent une suite horizontale sans rupture, dans lesquelles les scènes s'enchainent et s'interpénètrent.
Véritable bande défilée, elle se lit via une application numérique (téléchargeable gratuitement depuis le site officiel et le kiosque de Charles Péguy), en faisant glisser l'histoire du bout des doigts, sur sa tablette, son téléphone ou n'importe quel écran tactile.
Ce nouvel outil nomade fait ainsi évoluer l'approche du lecteur, qui devient le démiurge de la continuité physique et temporelle de l'oeuvre.

cliquer ici pour accéder au site officiel de Phallaina

Considérée comme l'avenir de la bande dessinée, il est intéressant de constater que cette nouvelle manière de raconter une histoire passe par un retour aux sources de la création artistique.
On pense ainsi à la continuité de certaines peintures pré historiques des grottes ornées, abandonnée progressivement pendant l'antiquité au profit de la compartimentation qui permet une meilleure lisibilité de l'histoire.
Pendant le Moyen age,  la succession d'épisodes favorise ainsi la compréhension des images, destinées à instruire le peuple illettré.
L'organisation en prédelle des retables de la pré-renaissance installe ensuite définitivement la narration dans des cases, que l'on retrouve dans la bande dessinée moderne.
Entre séquences et continuité, les artistes ont cependant très souvent cherché à concilier les deux aspects, s'adaptant au support (architectural, notamment), prenant en compte le statut de l'oeuvre et le public concerné, tout autant qu'à satisfaire le scénario de l'histoire racontée.
Avec Phallaina, la technologie oblige le 9eme art à renouer avec son plus lointain passé, à dialoguer avec son histoire, à questionner ses traditions.

Grotte Chauvet, découverte en 1994, Ardèche (France) ornée vers 33000 A.P. (avant le temps présent)

Frise des panathénées, sculptée sous la direction de Phidias, 447-432 av JC., Parthénon, Acropole d'Athènes (Grèce), conservée au British muséum, London (Angleterre)

Tapisserie de Bayeux, Normandie (France) entre 1066 et 1082

Maesta, Duccio, 1308-13011. Sienne (Italie), face avant

Le petit Sammy éternue, Winsor McCay, 1903-1906, issue du quotidien New York Herald


lundi 12 septembre 2016

"Le VAN sur pellicule": la parole aux artistes

Pour cette nouvelle édition du Voyage A Nantes 2016, Presse Océan a réalisé 10 documentaires sur quelques œuvres présentées, dans lesquels les artistes eux même racontent leur travail.
Des interview très instructives pour comprendre une démarche artistique...

Le VAN sur pellicule (1/10) : Un aquarium dans une cabine téléphonique (Passage Sainte Croix)

Le VAN sur pellicule (2/10) : Léviathan et ses artistes (LU)

Le VAN sur pellicule (3/10) : Grafikama, l'Afrique vous parle (Rue des pénitentes)

Le VAN sur pellicule (4/10) : HeHe fait tomber un pylône(Douves du Château des duc de Bretagne)

Le VAN sur pellicule (5/10) : Trésors de réfugiés (Château de Nantes)

Le VAN sur pellicule (6/10) : Mes tripes sont des poissons d'argent (Piscine Léo Lagrange)

Le VAN sur pellicule (7/10) : Sculpture de Pierre-Alexandre Rémy (Cours Cambronne à Nantes) 

Le VAN sur pellicule (8/10) : Ange Leccia (Hab Galerie de Nantes)


Le VAN sur pellicule (9/10) : Ador et Semor "Parade, balade et distorsion" (Atelier Lebras)


Le VAN sur pellicule (10/10) : Musée nomade (l'Atelier)